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Lundi 21 juillet 2008

http://www.carolynfay.com/courses/2004/fall/FR139/Beaujolais.jpg
C'est fou le nombre de conneries qu'on peut faire à l'occasion de l'arrivée du beaujolais nouveau... A consommer avec modération, bien évidemment.


C'était à l'époque où le déménagement de l'ENA à Strasbourg venait d'être annoncé. J'étais en licence de Droit et ça coïncidait bizarrement avec l'arrivée du beaujolais nouveau. Bien évidemment, tout au long de l'après-midi, nous décidâmes avec plusieurs amis (dont un camerounais, c'est important pour la suite...) de souhaiter la bienvenue au beaujolais nouveau à la cafétéria... Bref, après avoir éclusé quelques bouteilles, nous nous apercevons miraculeusement qu'il est bientôt 17 heures et l'heure du cours de Libertés Publiques (LiPu pour les intimes...) de Mme Rohmer... Brève hésitation sur le point de savoir si nous allons vraiment assister à son cours... Brève... Nous y allons, malgré nos états d'ivresse manifestes et respectifs...

Bien évidemment, cette prof de droit administratif ne peut s'empêcher de faire allusion à l'actualité strasbourgeoise de l'Ecole Nationale d'Administration devant son auditoire si sérieux et si appliqué. Et là, comme un seul homme, tout notre groupe commence à beugler de manière totalement inélégante et devant un amphithéatre rempli de près de 300 étudiants sidérés mais hilares : "L'ENA au Cameroun ! L'ENA au Cameroun !" pendant deux bonnes minutes (Ce qui est très long en fait...).

Inutile de vous dire que nous n'avons pas terminé cette heure de cours, renvoyés que nous avons été par une prof devenue complètement hystérique... Ce n'est qu'environ deux heures plus tard que nous nous sommes vraiment rendus compte de ce qui venait d'arriver et de la galère dans laquelle nous nous étions mis dans l'optique de l'oral de fin d'année que nous étions censé passer avec la même prof...

Par boogie - Publié dans : Mes pires moments de solitude à moi que j'ai eu
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Lundi 21 juillet 2008
Comment j'ai réussi à vivre un pire moment de solitude à moi avec 3 autres potes...


Trés grand moment de solitude... à quatre...

Ben voilà, ça se passe il y a environ 10 ans, dans ma prime jeunesse. Je pars en vacances avec trois potes à Juans les Pins, dans un petit appart loué. Un soir, après avoir fait un tour là où ça se passe et bu quelques verres de ci de là, nous décidons de rentrer nous coucher non sans longer le bord de mer. Et nous apercevons sur la plage un groupe de 4 jeunes filles seules. Elles sont 4, nous aussi. Elles ont l'air pas mal, nous aussi. Après une phase d'approche digne des plus grands prédateurs, le contact est noué. Mais damned, elles logent à Cannes, à 10 bornes de là. Peu importe, nous les invitons donc à finir la soirée dans notre apart. Elles acceptent. La soirée se passe... Il est 5 heures du mat et il est l'heure pour ces charmantes demoiselles de regagner leurs penattes cannoises. Comme nous sommes tous les 4 des garçons charmants et galants, nous décidons de les raccompagner jusqu'à leur voiture sur le parking jouxtant notre immeuble. Pas la peine de se rhabiller (faut pas déconner non plus...), nous y allons en caleçon et tongues... A peine enfilons-nous un bout de tee-shirt...

Les adieux sont des plus émouvants, et rendez-vous est pris pour le lendemain soir. Encore sous le coup de l'émotion et une banane de folie accrochée à nos visages émerveillés, nous remontons nous coucher et profiter d'un repos bien mérité. Nous arrivons devant la porte de notre appart. Grand silence. Tout le monde se regarde. Re-grand silence. Je lance "Bon, qui a les clefs ?" Re-regrand silence. "Bon Philippe, déconne pas, je suis crevé là, balance ces putains de clefs !".... Philippe qui me réponds "Ben je les ai pas, ces clefs !" ... Et voilà que nous nous retrouvons coincés devant notre appart, en caleçon et tongues, vers 5 heures du mat, encore fourbus de nos excès nocturnes...

Nous avons bien tenté de persuader notre voisin de 70 ans, après l'avoir réveillé en pleine nuit, de nous laissé passer par son balcon, mais celui-ci a incompréhensiblement refusé de nous ouvrir, sous le prétexte totalement fallacieux que ça pouvait être dangeureux, de passer d'un balcon à l'autre au 4ème étage. Face à notre insistance, il est même allé jusqu'à nous menacer d'appeler la Police !

Nous en avons donc été quitte pour traverser toute la ville dans notre petite tenue afin de récupérer d'autres clefs chez notre logeuse... Bien qu'à quatre, nous nous sommes sentis biens seuls ce matin là...

Par boogie - Publié dans : Mes pires moments de solitude à moi que j'ai eu
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Lundi 21 juillet 2008

http://www.racingstub.com/photo.php?folder=/Saisons/2005-2006/Mat...J'inaugure une nouvelle rubrique, inspirée des élucubrations drôlissimes d'une stubiste "mythique" dont je tairais le pseudo par charité chrétienne, mais qui s'appelle Estelle dans la vraie vie : mes pires moments de solitude à moi que j'ai eu...

Mon dernier grand moment de solitude, toute relative soit-dit en passant, je l'ai vécu pas plus tard que le 2 juillet 2005, à Sierentz, à la reprise de la seconde mi-temps du match amical de préparation du Racing contre le FC Mulhouse.

Tout au long de la première mi-temps, j'ai pu constater que tout le stade était acquis à la cause de notre Racing, alors même que nous sommes dans le haut-Rhin, à quelques kilomètres seulement de Mulhouse. Je suis donc en terrain conquis. En tout cas je le pense. La mi-temps se termine, tout comme le sandwich-merguez que je venais de chercher. Les joueurs refont leur entrée sur le terrain, et là, il me semble reconnaitre la silhouette longiligne du mulhousien Franck Bernhard, ancien racingman, qui va faire son entrée en jeu. Pris dans l'ambiance débonaire qui régne autour de la main-courante, je me tourne alors vers mosto , plein de malice et la bouche en coeur , et l'interroge à très très haute voix : "Hé, c'est pas lui Bernhard ? Tu sais, la chèvre qui s'est fait virer comme un malpropre du racing ?" Mon ami me baragouine un petit "oui" en guise de réponse alors qu'au même moment, un petit homme sans âge et à la chevelure grisonnante se tourne vers moi, l'air manifestement agacé. Sa compagne en fait d'ailleurs de même. Oupsss me dis-je, il doit s'agir des deux seuls supporters mulhousiens présents dans le stade. Pas grave donc.

Malheureusement pour moi, à force d'entendre ces deux personnes encourager et replacer leur "Franck" tout au long de la seconde mi-temps, j'ai dû me résoudre à admettre qu'il s'agissait en fait et tout simplement de ses... parents.

Il n'en demeure pas moins que sa prestation du jour n'a fait que confirmer tout le bien que je pensais de lui.
Par boogie - Publié dans : Mes pires moments de solitude à moi que j'ai eu
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Lundi 21 juillet 2008


Ou comme le dirait un germanophone averti, "der Apfel fällt nicht weit vom Stamm". Il y a exactement 32 années qui séparent ces deux photos, prises au même endroit, à Val d'Isère, en mars 1974 pour l'une et en mars 2006 pour l'autre. Qui est le père ? Qui est le fils ? A vous de jouer...














Photo numéro 1 :

http://www.racingstub.com/blogs/b/boogie/photos/chrisval1974-54935.jpg

Photo numéro 2 :

http://www.racingstub.com/blogs/b/boogie/photos/eloival2006-955cc.jpg

Par boogie - Publié dans : Ma vie de famille à moi
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Lundi 21 juillet 2008

http://www.racingstub.com/photo.php?folder=/Joueurs/B/132&file=bi...http://www.racingstub.com/photo.php?folder=/Staff/G/2&file=Gress....

Je travaille avec une figure légendaire du Racing Club de Strasbourg, à l'origine de l'exploit le plus retentissant qu'ait accomplit le club sur la scène européenne. Malheureusement, cette figure est totalement trop méconnue du grand public. Il était temps, 27 ans après, de la réhabiliter enfin. Il s'agit de Christian S. Interview-révélation.


Boogie :

Alors Christian, raconte-nous donc en quoi tu es une figure légendaire de notre si cher Racing…

Christian : Bon, ben rentrons dans le vif du sujet. La victoire du Racing contre le Dukla Prague le 07/11/1979 et la qualification pour les ¼ de finale de la coupe d’Europe des clubs champions, c’est grâce à moi !

Boogie : Euh, comment ça… Tu t’étais déguisé en Decastel ou quoi ?

Christian : (rires) Non, pas vraiment, même si ce soir là, j’étais bien présent au stade de la Meinau. A l’époque, j’avais une vingtaine d’année et j’étais pion au lycée Couffignal de Strasbourg, qui se trouve tout juste à coté de la Meinau, que je fréquentais donc assidûment.

Boogie : Ok, mais revenons donc à ce match.

Christian : Bien sûr… Bon, il faut bien évidemment le resituer dans son contexte. D’abord, sur le plan sportif, le Racing s’était incliné au match aller à Prague sur la plus petite des marges, 1-0, et le Racing se devait absolument de l’emporter 2-0 sans prendre de buts pour se qualifier. Ensuite, sur le plan de l’anecdote, il faut se rappeler que le Racing venait d’être sacré pour la première fois de son histoire champion de France, avec à sa tête un certain Gilbert Gress. Afin de défendre ce titre la saison suivante, le président du Racing, André Bord, avait frappé un grand coup sur le marché des transferts. Il avait en effet réussi à recruter le goleador Carlos Bianchi, meilleur buteur du champion de France à l’époque. Malheureusement pour Carlos, il avait été recruté contre l’avis de Gress, qui le pris très vite en grippe, et ne le fit jouer que par intermitence. Il est vrai que Gress n’a jamais aimé les « stars ». La seule « star, » ça devait être lui… Et Carlos le paya au prix fort, malgré l’incompréhension d’une partie du public strasbourgeois, d’autant plus que les résultats sportifs, sans être catastrophiques, restaient moyens pour le champion de France en titre. La veille du Match contre le Dukla, le Racing ne pointait qu’à la 6ème place du Classement, loin des ambitions affichées en début de saison de conserver le titre.

Boogie : Revenons à ce match justement.

Christian : Oui, tu as raison. Donc ce soir là, Bianchi était bien évidemment sur le banc au début du match… Le Racing se devait de marquer au moins un but pour arracher les prolongations et garder un espoir de qualification. Las, le Dukla se contenta de défendre et résista fort bien aux assauts timorés des bleus. Il est vrai que les consignes que Gress avait passé dans les vestiaires étaient de ne pas se jeter en avant la fleur au fusil, mais plutôt d’éviter de se prendre un but assassin qui compromettrait tout. Bref, au bout d’une heure de jeu, le Racing n’avait toujours pas trouvé de solution pour marquer ce petit but. Le public de la Meinau commençait à s’impatienter, d’autant plus que l’un des meilleurs buteurs en activité en Europe se morfondait sur le banc de touche du Racing. N’en tenant plus, je décidais de réagir et je me mis à réclamer l’entrée en jeu de Bianchi en meuglant des « Bianchi !» tonitruants. Très vite, je réussis à contaminer toute la tribune dans laquelle je me trouvais, et qui reprit donc en cœur mon fameux « Bianchi ! ». Et au bout de quelques secondes seulement, c’est toute la Meinau qui hurla comme un seul homme son désir de voir enfin l’argentin faire son apparition sur le terrain.

Boogie : Et il entra donc en jeu.

Christian : Tout à fait. Gress céda à la pression populaire. Il remplaca Joël Tanter par Carlos Bianchi. Et environ cinq minutes plus tard, le même Carlos fit la différence sur son côté et donna, telle une offrande, la balle du premier but à Francis Piasecki. Ca y était. Le Racing était sur le point d’accrocher au minimum la prolongation. Tout le monde connait la suite. La Racing poussa durant ses prolongations, soutenu par une Meinau chauffée à blanc, et Decastel marqua le but de la délivrance à deux minutes de la fin. Le Racing était en ¼ de finale de la Coupe d’Europe des clubs champions !

Boogie : Grâce à toi, en quelque sorte…

Christian : (il rougit) Oui, on peut le dire. D’ailleurs, les gens autour de moi dans la tribune ne s’y trompèrent guère et je dûs faire face à plus d’une accolade, et tout ça dans un esprit bon enfant. Que des bons souvenirs…

Boogie : Merci Christian. Pour cette interview. Mais aussi et surtout pour ce petit coup de pouce au destin.

Pour en savoir plus :

- 7 novembre 1979 : RCS - Dukla Prague par schlesier;

- Divorce à l'alsacienne (André Bord/Gilbert Gress) par aragon .
Par boogie - Publié dans : Histoires de foot
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Lundi 21 juillet 2008

http://www.racingstub.com/blogs/b/boogie/photos/sa401620-45263_th...Grâce à la bienvaillance de rachmaninov , je me permet d'user de son savant concept du "je chie sur..." pour régler mes comptes avec les faux free riders du dimanche que je viens de croiser sur les belles pistes de Val d'Isère...

On le sait, depuis belle lurette, le ski alpin est victime de la mode.

Je m'en suis rendu-compte un matin de février ou mars 1992, alors que les Jeux Olympiques d'Albertville battaient leur plein. La France découvrait un jeune chien fou dénommé Edgar Grospiron et qu'elle décida tout de go de surnommer "Grospi", en hommage à la superbe médaille d'or qu'il offrit à tout en pays en ski de bosses.

http://multimedia.olympic.org/pic/grospiron_gal_l_07.jpg

Et toute la France du ski découvrit cette nouvelle discipline. Il n'en fallut pas moins pour que toutes les pistes de ski françaises voient germer de toute part de nouveaux adeptes de la religion "Grospi". Pour être dans le coup, pour être branché, il fallait se taper des murs de bosses non sans oublier de se vétir des couleurs les plus fluos possibles... Les stations de ski suivirent le mouvement et favorisèrent l'émergence de pistes bosselées sur tous le territoire français.

Quelques années plus tard, la mode changea, comme de bien entendu. A la fin des années 90, on passa à la mode du surfeur solitaire, dernier rebelle de notre société. Le gars qui fait pas comme tout le monde, qui fait du surf là où tout le monde fait du ski. Celui qui s'habille avec des couleurs pas flashy du tout, là où les autres continuent à arborer des couleurs fluos. Celui qui prend un malin plaisir à passer son temps à se vautrer dans la neige sans aucune vergogne, là où les autres se font un honneur de ne jamais chuter au sol, de peur d'être déshonoré jusqu'à la 13ème génération...

http://www.snowboardshop.no/user_images/Snowboard-large.jpg

En fait de vrais rebelles, certains, comme holicool , les qualiffieraient surtout de vrais faux gars... et ils n'auraient pas complètement torts. Les stations suivirent le mouvement, comme d'hab, et créerent des pistes spécialement dédiées à ces nouveaus adeptes de la Montagne. Car ce fut sans doute là le plus gros problème de cette nouvelle mode... Elle attira en effet vers la Montagne toute une population nouvelle et inculte, ignorante de ses dangers, mais aussi des règles élémentaires de politesse, de savoir-vivre, et surtout, de sécurité. Pour tout dire, la cohabitation fut difficile avec les skieurs, bosseurs ou autres, et les noms d'oiseaux ne manquèrent pas de fuser sur les pistes.

Le début du 21ème siècle vit émerger d'autres rebelles, mais des vrais, des durs, des sévèrement burnés, des couillus de chez couillus... Les free riders. De vrais fous, de vrais athlètes, qui passaient leur temps à slalomer dans la poudreuse, entre les arbres et les paravalanches, et à sauter des barrières rocheuses de plusieurs mètres, tout ça juste pour le fun et la gloire...

http://www.lapoudre.com/images/img4forum/whitespirit3.jpg

Grâce à eux, le ski retrouva ses lettres de noblesses, alors même que tout le monde prévoyait son déclin inexorable face à la "génération snowboard".

Pour réaliser leurs authentiques exploits, les free riders s'équipaient de vrais tenues de protection avec corsets, anoraks air-bag, mais surtout, l'équipement le plus voyant de tous, le casque.

http://www.powderfriends.de/images/powder/784430.jpeg

Jusque là, le casque n'était réservé qu'à une minorité de skieurs de compétition et aux jeunes enfants débutant le ski. Las, c'est bien ici que notre fameuse mode rattrapa nos pauvres free riders. En effet, depuis deux ans, le casque pullule sur les pistes de ski françaises. Pour être "in", il faut absolument porter un casque, même si son niveau de ski atteint le zéro absolu. Ca le fait grave, de porter un casque quand on skie. Et les casques se vendent comme des petits pains. Il y en a de toutes les couleurs, des noirs, des beiges, des "stars and stripes", des "camouflages"... Il y en a de toutes les formes, avec ou sans visières... Comble du raffinement, il existe même des habillages fantaisies pour les casques, des crêtes de coq, des oreilles de nounours... Pour exister dans le monde du ski actuel, il faut absolument être casqué, et cela même si on est incapable de sauter la moindre bosse de plus de 10 centimètres de hauteur; même si on rebrousse chemin dès qu'on arrive sur un piste rouge, voire verte; même si on a échoué pour la 15ème fois à l'examen du flocon; en un mot, même si c'est complètement inutile de porter un casque... Y a pas à dire, c'était trop top que d'être casqué cet hiver.

Alors, je chie sur tous ses apprentis free riders qui ont porté des casques histoire de porter un casque, qui se sont cru un bref instant free rider dans l'âme, juste avant de s'élancer sur une pauvre piste bleue pour de vrai; je chie sur tous ses free riders du dimanche qui se la jouent avec leurs casques dans les files d'attente des remonte-pentes et qui ont du mal à tenir debout au moment de chausser leurs skis à peine 10 minutes plus tard...

La seule question qui reste en suspend, et que je continue de me poser depuis que je suis revenu de Val d'Isère est la suivante : mais que vont faire les stations de ski, si prompte à favoriser toutes ses modes diverses et variées, pour favoriser celles des casques ? Sans doute claironner un peu partout que le port du casque est fortement recommandé pour des raisons de sécurité évidentes, tout comme est évident l'intérêt purement financier des heureux commerçants desdites stations qui vont finir par réussir à nous vendre à tous un nouvel accessoire absolument pas indispensable... C'est alors qu'une nouvelle mode viendra peut-être fleurir nos pistes de ski, celles des skieurs sans casques ni bonnets, ces nouveaux rebelles qui se limiteront à porter une vulgaire paire de lunettes de soleil. Chouette ! Dans quelques années, je serai enfin à la mode en hiver !

Par boogie - Publié dans : Mes humeurs
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Lundi 21 juillet 2008

http://boogie.racingstub.com/blogs/b/boogie/photos/composite-snap...Voilà, mon fils Eloi a 7 ans et demi à l'heure actuelle, et la langue bien pendue... Avec ma femme, nous avons pris pour habitude de noter dans un petit cahier les trucs qu'il nous dit et qui nous font mourir de rire. Je propose de vous en faire profiter.


10/09/2004 : "Combien tu mesures Eloi ?
- Je mesure un kilomètre cinq !"

" J'aime pas l'école parce qu'il faut se taire et rester assis toute l'aprés-midi !"

"J'aime pas la récréation parce que ma maitresse, elle me laisse tout seul dans la cour (avec tous les autres enfants...)"

22/09/2004 : "Maman, est-ce que tu seras toujours ma maman ?
- Bien sûr Eloi.
- Et quand je serai grand, est-ce que tu me tiendras toujours dans les bras ?"

28/10/2004 : "Maman, ça sera qui ma maman quand j'aurai 20 ans ?"

30/10/2004 : "Maman, il me fatigue le père Christophe (Euh, c'est moi... )"

19/12/2004 : "Maman, tu sais quoi, quand je serai grand, je vais me marier avec toi.
- Mais Eloi, tu ne peux pas te marier avec ta maman. Tu trouveras une belle fille et tu te marieras.
- Bon, alors je me marierai avec Clémence (Sa cousine...)"

23/12/2004 : "Eloi, quel cadeau tu voudrais vraiment vraiment que le père Noël t'apporte ?
- Euh... Une chaussette et une maman.
- Ah ! Et une maman comme moi ou une autre maman ?
- Une autre maman !
- Pourquoi ?
- Pour qu'elle s'occupe d'un frère ou d'une soeur !"

25/12/2004 : "Maman, je t'aime.
- Moi aussi je t'aime.
- Papa, il a bien fait de te choisir toi."

11/01/2005 : "Maman, l'eau de la baignoire quand elle coule, elle s'en va dans le tuyau ?
- Oui Eloi.
- Mais il fait noir dans le tuyau ?
- Ben oui.
- Mais pourquoi il fait noir ?
- Parce qu'il n'y a pas de lumière.
- Eh mais maman, il faut mettre de la lumière sinon l'eau elle va avoir peur !"

07/02/2005 : Eloi, arrêtes de bouger 5 minutes, tu ne tiens pas en place !
- Eh, mais moi j'aime bouger, je suis vivant !"

15/04/2005 : "Demain, c'est l'anniversaire de papa alors on va lui faire un beau gâteau.
- Il a quel âge papa ?
- 35 ans.
- Mais... Toutes les bougies vont pas tenir sur le gâteau !"

27/04/2005 : "Maman, je t'aime grand comme notre maison."

16/05/2005 : "Les pâtes, on les trouve sur les pâtiers !"

29/05/2005 : (Pour la fête des mères )"Bonne fête maman ! Euh... C'est quand la fête des enfants ?"

31/05/2005 : "Je vais essayer de tiendre ma promesse mais je suis pas sûr que je pourrai."

12/09/2005 : "Eloi, tu vas bientôt prendre ton bain.
- Non, je ne peux pas parce que je vais aux Etats-Unis.
- Mais alors tu parles anglais !
- Euh... Non. Parce que c'est les Etats-Unis Française."

15/09/2005 : "Maman, qui fait les gens ?
- Ceux sont les papas et les mamans.
- Et comment ils font ?
- Avec une petite graine.
- Ah oui ! Et on achète les graines au supermarché !"

09/10/2005 : "Maman, je veux pas de bébé car il va prendre ma 206 (C'est le nom qu'il donne à sa poussette...). Ou alors seulement quand je serai grand et que je n'irai plus dedans.
- Mais Eloi, on peut aussi avoir 2 poussettes; ta 206, c'est ta 206...
- Ouais ! Alors c'est d'accord pour le bébé. Bon, on en parle demain ?"

14/10/2005 : "Maman, c'est une devinette. C'est quelqu'un que j'aime, elle est vieille et elle me donne tout le temps du coca...
- Mémé !
- Oui, c'est gagné !"

21/11/2005 : "Maman, ça serait tellement bien si tu étais ma maîtresse... (Ma femme est prof d'anglais)"

23/12/2005 : "Mémé, elle coupe mieux les cheveux que toi maman.
- Ah bon ? et qu'est-ce que je fais mieux que mémé ?
- (Long moment de réflexion intense...) Les épinards !"

06/01/2006 : (Ma femme est entrain de s'habiller dans notre chambre) "Maman ! Viens !
- Non Eloi, je m'habille.
- Oh, j'aime pas les filles !
- Pourquoi ?
- Parce qu'elles mettent trop longtemps pour s'habiller... Les garçons, un pull et un pantalon et hop, c'est fait !"

24/01/2006 : (Dans la voiture) "Maman, c'est quoi le panneau danger à l'arrière de la voiture devant nous ?
- C'est parce qu'il y a un bébé à bord, alors il faut faire attention, Eloi.
- Mais maman, il y a aussi un "A" sur la voiture ! C'est un apprenti ! C'est dangereux qu'il transporte un bébé !"

24/01/2006 : (Pépé essaie de réparer le lave-vaiselle).
Eloi : "Je vais mettre un panneau danger... Mais il me faut du fil pour faire une barrière.
- Désolé, il n'y en a plus, mais c'est pas grave, les gens verront le panneau. C'est suffisant.
- Mais non, s'il y a un aveugle (prononcé "aveug"), c'est dangereux !"

26/01/2006 : Eloi a écrit sa première phrase tout seul et nous l'a apporté, plein de fierté. Sur le papier était écrit :"Eloi fé caca"

30/01/2006 : "Maman, je t'aime grand comme les Pyrénées."

30/01/2006 : "Mais maman, ça n'existe pas le far west !
- Mais si, c'est en Amérique, là où vivent les cowboys et les indiens.
- Ah bon ! Mais je savais pas que ça existait !
- Si, si, dans l'ancien temps.
- Ah ! Quand papa était à l'armée ?"

18/03/2006 : "Si j'en mets partout dans ma chambre, c'est que je joue bien avec mes jouets. C'est ça la vie des enfants !"

25/03/2006 : "Qu'est-ce que tu veux faire plus tard, Eloi ?
- Alors, le lundi, je serai la Poste.
Le mardi, marchand de glaces.
Le mercredi, euh... Le mercredi, je me repose.
Le jeundi, infirmier.
Le vendredi, pompier.
Mais... Je serai obligé de travailler le samedi, parce que je veux aussi faire des travaux !"

26/03/2006 : (Dans le bain) "Eloi, lave-toi maintenant !
- Ah !... C'est pas agréable d'être grand, parce qu'il faut tout faire tout seul... et c'est pas drôle."

08/04/2006 : (Eloi rentre en courant dans la cuisine avec un minuteur dans la main) "Hé papa, regarde ce que j'ai trouvé dans ma chambre : le tuteur !
- Un tuteur ? Mais c'est un minuteur ça, pour contrôler le temps de cuisson quand on fait la cuisine...
- Ben non papa, c'est un appareil qui fait "tut", donc c'est bien un tuteur..."

25/05/2006 (Nous avons annoncé à Eloi il y a quelques jours qu'il aurait un petit frère ou une petite soeur vers la mi-novembre) "Hé papa, quand tu as mis la petite graine à maman, en février, c'était le matin, le midi ou le soir ?
- Grand silence géné des parents dans la voiture...
- Et sur le sachet de graines, il y avait marqué quoi ?
- Grand éclat de rire des parents dans la voiture...

26/05/2006 : (Veille de la fête des mères) "Maman, si j'étais toi, demain, je n'irais pas faire les courses au super U.
- Pourquoi donc ?
- Parce que ton cadeau de fête des mères, il est dans la voiture de papa.
- D'accord, donc je ne regarderai pas.
- Ah oui... Et puis de toute façon, il est dans la trappe, tu peux pas le voir !"

29/08/2006 : "Maman, le film, il se passe en Amérique. Pourquoi ils parlent en français ?
- Pour que l'on puisse comprendre, alors ils l'enregistrent en français.
- Ah oui ! Alors si le film, il se passe à Strasbourg, ils parlent en alsacien !"

31/08/2006 : "Maman, ça pousse sur quel arbre, les poulets ?"

15/06/2007 : "Cet aprés-midi, j'ai fait mon sac ! Je voulais partir, quitter ma famille car "personne ne m'apprécie dans cette maison" !!!

Papa a le rhume, il veut se reposer. Maman donne le biberon à Noé.... Et je dois faire moins de bruit... Mission quasi-impossible pour moi !

C'est décidé, j'ai vidé ma tirelire et rempli mon sac à dos Scoubidou de pom'potes et de bretzels... Pour manger pendant le voyage.

Hé maman, tu peux m'acheter un téléphone portable ? Comme ça, je pourrai t'appeler quand je serai parti !

Finalement, je reste... Il faut dire que je suis en pijama... Voilà, c'est ma première crise de "petite adolescence"... C'est normal, je grandis... Mais pas encore assez pour abandonner mon papa, ma maman, mon frère et mon chat."



17/07/2007 : Eloi, 6 ans, regarde le JT de 20 heures avec ses parents pendant le dîner. Et où l'on parle de la dernière actualité du jour de notre nouveau Président...

Eloi : "Oh, mais c'est pas possible, encore Sarkozy ! Mais on entend plus parler que de lui !"

Moi, tentant maladroitement de minimiser les choses : "Mais oui mon chéri, c'est notre nouveau Président et c'est normal qu'on parle de lui de temps en temps."

Eloi : "Mais là c'est pas de temps et temps, c'est tout le temps. C'est énervant ! Chirac, on n'en entendait pas parler autant !"

Moi, aprés un grand silence et un regard amusé vers la maman : "Tu as tout à fait raison. Va falloir t'y habituer, parce qu'on est parti pour que ça dure 5 ans..."

Eloi : "Pffff...."
Par boogie - Publié dans : Ma vie de famille à moi
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Lundi 21 juillet 2008

http://www.racingstub.com/blogs/b/boogie/photos/equipe-a7034_thumb.jpgC'est l'histoire de mon père, obscur joueur de foot amateur du FC Kronenbourg, qui a eu la particularité d'avoir comme cousins deux footballeurs hors du commun, Gérard et Hubert Hausser.


Le premier, Gérard, a fait une jolie carrière de joueur professionnel qu'il débuta au Racing Club de Strasbourg, avec lequel il remporta la coupe de France 1966. L'été suivant, il fut même sélectionné en équipe de France et participa à la coupe du monde qui se déroulait en Angleterre. Il y marqua contre le Mexique l'un des deux buts français de la compétition. Il joua ensuite une saison en Bundesliga, au Karlsruher SC, avant de rejoindre pour trois ans le FC Metz (Hé oui...). Il revint ensuite au Racing entre 1971 et 1974, où il mit un terme à sa carrière profesionnelle. Et nul ne sait ce qui serait advenu de Gérard si celui-ci avait cédé aux sirènes milanaises qui l'avaient sollicitées après une prestation convaincante qui permis au Racing d'éliminer le grand Milan AC lors de la coupe des villes de Foire en 1964 ?

Le second, Hubert, ne joua que 2 matchs avec le statut de joueur professionnel au Racing lors de la saison 1959/1960. Ensuite, il se blessa au genou et privilégia sa carrière professionel en marchant dans les pas du promoteur immobilier Emile Stahl, et fit une jolie carrière amateur au sein des Pierrots Vauban, le club cher au coeur de son patron. Il y obtint deux titres de champion de France de CFA et fut sélectionné à de nombreuses reprises en équipe de France amateur.

Mais que vient donc faire mon père dans cette histoire, mise à part ce lien de famille ? Il convient de savoir qu'à l'époque, les mondes des football amateur et professionnel étaient bien moins cloisonnés qu'à l'heure actuelle. Et il arrivait souvent que les deux mondes se mélangent allégrement lors de l'inter-saison pour disputer des matchs qui n'avaient d'amicaux que le nom.

En effet, les restaurateurs des petits villages alsaciens n'hésitaient pas à contacter quelques joueurs professionnels afin de monter de vrais matchs exhibitions, pour lesquels ils étaient grassement rémunérés et qui avaient pour seul but d'attirer un public qui se déplacait en nombre pour l'occasion.

Les frères Hausser étaient régulièrement sollicités à ce titre, et faisaient tout aussi régulièrement appel à mon père afin de compléter leur équipe.

Sur la photo ci-jointe, prise à l'été 1968, figure donc les frères Hausser (Gérard est debout, à gauche du gardien; et Hubert est le second accroupi en partant de la gauche) accompagnés de mon père (debout, à l'extrême gauche).

Mais ce jour là, outre la présence des frères Hausser, cette équipe pu bénéficier des renforts de poids de trois autres joueurs professionnels :

- Gilbert Gress (1er accroupi en partant de la gauche), qui jouait à l'époque au VFB Stuttgart,

- Raymond Stieber (deuxième debout en partant de la droite), le rugueux milieu de terrain du Racing,

- Enfin, l'avant-centre international allemand Horst Köppel (troisième accroupi en partant de la gauche), coéquipier de Gress à Stuttgart, et encore actuel entraineur du Borussia Mönchengladbach.

L'histoire ne nous dira pas (ni la mémoire défaillante de mon père...) si cette bien belle équipe remporta le match ce jour là. Ce qui est sûr par contre, c'est qu'elle attira jusqu'à Mutzig une foule nombreuse qui fit sans aucun doute le bonheur d'un petit restaurateur local...
Par boogie - Publié dans : Histoires de foot
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